Les modes de prises de vues semi-automatiques - mode priorité à l’ouverture et priorité à la vitesse – facilitent souvent la vie du photographe mais comme tous les automatismes, il arrive que le résultat ne soit pas satisfaisant, votre photo peut-être trop claire ou trop sombre. Voyons donc comment le photographe peut intervenir sur l’exposition y compris dans les modes semi-automatiques.

L’exposition

Pour tout savoir sur l’exposition nous vous conseillons la lecture de notre article sur ce sujet. Rappelons cependant le mode de fonctionnement des modes semi-automatiques :

1 - Mode A : Priorité à l’ouverture

Le photographe détermine une ouverture de diaphragme et c’est l’appareil photo qui va choisir le temps d’obturation pour obtenir une exposition qu’il jugera correcte.

2 - Mode S – Priorité à la vitesse

Le photographe choisi cette fois la vitesse (temps d’obturation) et l’appareil détermine l’ouverture du diaphragme pour obtenir la bonne exposition.

3 - Calcul de l’exposition

L’appareil photo dispose d’un petit calculateur embarqué capable d’estimer de la « bonne » exposition. Ce calculateur va analyser un par un tous les pixels présents sur le capteur (selon le mode de mesure de l’exposition choisi et l’appareil utilisé) pour faire la moyenne globale de la quantité de lumière reçue. Si la moyenne a une valeur de 128 (pour rappel 0 = noir et 255 = blanc) alors l’exposition est jugée comme correcte par l’appareil. Cette valeur de 128 correspond à un gris 18% (ou gris moyen) représente la norme pour les constructeurs.

La correction d’exposition

Un petit outil très pratique vous permet de modifier l’exposition proposé par l’appareil photo si vous estimez que l’image est trop claire ou trop foncée. L’action de correction de l’exposition va modifier la vitesse ou l’ouverture selon le mode sélectionné (tableau ci-dessous).

Mode Le photographe détermine L'appareil fixe La correction d’exposition modifie
A (priorité ouverture) Ouverture Vitesse Vitesse
S (priorité vitesse) Vitesse Ouverture Ouverture

 

Cette fonction est souvent représentée sur l’appareil photo par un petit logo blanc et noir :

Esprit photographe - La correction d'exposition - logo

Quand un mode semi-automatique est sélectionné, l’appareil affiche l’échelle d’exposition qui indique avec le 0 l’exposition proposée par l’appareil photo. Il est possible de décaler l’exposition – pour surexposer ou sous-exposer la photo - vers la droite ou la gauche, en ajoutant ou en enlevant un ou plusieurs « IL » (unité relative de mesure de l’exposition, voir dans l’article sur l’exposition).

Esprit photographe - La correction d'exposition - échelle d'exposition

Un exemple d'utilisation

En plein hiver, la neige recouvre entièrement le bois de Vincennes et je décide de faire une photo. Je sélectionne le mode A (priorité à l’ouverture) de mon appareil photo et je fixe l’ouverture du diaphragme à f/9. L’appareil calcule alors l’exposition en fixant la vitesse à 1/100s.

Esprit photographe - La correction d'exposition - exemple exposition

L’image contient beaucoup de blanc, neige oblige, l’appareil se « trompe » malheureusement en calculant l’exposition ; il interprète le blanc de la neige comme étant des zones surexposées et va donc sous-exposer l’image, ce qui va donner une neige grisâtre. En réalité la neige est bien blanche et il ne s’agit pas de zones surexposées. Je vais donc corriger l’exposition en tournant la molette de la fonction de correction d’exposition pour ajouter 1 « IL », c’est-à-dire doubler la quantité de lumière reçue par le capteur.

Esprit photographe - La correction d'exposition - exemple exposition

Cette fois l’image me convient, la neige est bien blanche.

A l’inverse, il arrive aussi que l’appareil se trompe dans le calcul de l’exposition pour une image très sombre, comme par exemple pendant un concert intimiste, une petite ruelle sombre,… Dans de tels cas, l’appareil aura tendance à surexposer l’image, il faudra donc baisser l’exposition en ôtant des « IL ».

En conclusion

Même avec les modes semi-automatiques il est possible pour le photographe d’intervenir sur l’exposition. Ces modes sont donc très utiles et parfois plus pratiques et rapides à mettre en œuvre que le mode manuel. N’hésitez donc pas à les utiliser...tout en corrigeant l’exposition si nécessaire.