Un flash « cobra » est un flash amovible qui s’utilise pour éclairer une scène trop sombre, figer un mouvement rapide ou bien « déboucher les ombres » (éclairer un objet ou une personne en contre-jour).

La pratique de la photo au flash est assez ardue, elle nécessite une bonne connaissance des notions d’exposition car elle ajoute en quelque sorte un quatrième point au triangle d’exposition.

Esprit photographe - le flash cobra - exemples de flashs

Le flash intégré

Il est possible que votre appareil photo dispose d’un flash intégré, en règle générale celui-ci est plutôt à considérer comme un flash de dépannage car il est souvent peu puissant et toujours fixe. Si vous souhaitez pratiquer la photo au flash, l’achat d’un ou plusieurs flashs externes est une obligation.

Le nombre guide

La puissance maximale d’un flash se mesure à l’aide de son nombre guide (NG). Plus ce nombre est élevé et plus le flash est puissant. Le NG se mesure selon la sensibilité ISO et la focale de l’objectif. Pour faciliter les comparaisons entre flash, le NG est indiqué par les constructeurs en tenant compte d’une sensibilité de 100 ISO et à une distance focale de 50 mm (en équivalent 24x36). Le NG indique la puissance maximale d’un flash.

Un flash puissant aura une efficacité à plus longue distance et permettra d’éclairer davantage une scène. C’est donc une notion primordiale pour l’achat d’un flash.

La puissance

La puissance d’un flash est réglable et utilise la notion de quantité de lumière (IL) déjà utilisée dans le triangle d’exposition. Le réglage de la puissance s’exprime en fraction, par exemple :

1/1 => le flash délivre sa puissance maximum, il émet une quantité de lumière maximale

1/2 => le flash ne délivre que la moitié de sa puissance maximale, il émet donc 2 fois moins de lumière (-1 IL)

1/4 => le flash ne délivre qu’un quart de sa puissance, soit 4 fois moins de lumière (-2 IL)

La vitesse de synchronisation

Il s’agit là d’une caractéristique de l’appareil photo et ne concerne que les reflex et les hybrides, c’est-à-dire les appareils munis d’un obturateur à double rideaux. Il est important de retenir qu’au-dessus d’une certaine vitesse (appelée vitesse de synchronisation) le capteur n’est plus totalement exposé à la lumière et l’utilisation d’un flash provoque des effets indésirables sur la photo. En règle générale, la vitesse de synchronisation est comprise entre 1/60 et 1/250 s selon les appareils.

Esprit photographe - le flash cobra - La vitesse de synchronisation

Certains flashs permettent de contourner cette limitation en proposant un mode haute vitesse, nommé généralement « FP ». Quand ce mode est activé, le flash n’émet plus un seul éclair, mais une succession de petits flashs pour exposer complètement le capteur en plusieurs fois sans provoquer d’effets néfastes. En revanche, cette multitude d’éclairs va entrainer une perte de puissance du flash car il n’aura pas le temps de se recharger totalement entre chaque éclair.

Le zoom du flash

Il est possible de régler sur un flash, la façon dont la lumière sera émise en ajustant l’angle de champ (schémas ci-dessous). Ce réglage s’effectue à l’aide du « zoom » du flash, à ne pas confondre avec un zoom (l’objectif).

Esprit photographe - le flash cobra - le zoom

Le flash manuel

Comme son nom l’indique, le flash manuel est réglé entièrement par le photographe, l’appareil photo se contente de déclencher l’éclair.

Il faudra alors régler la puissance de l’éclair lumineux et le zoom du flash par essais successifs. C’est surement la meilleure solution quand on a le temps de faire quelques essais, en studio par exemple. Il est également possible d’utiliser un posemètre pour faciliter les réglages.

Le flash automatique (TTL)

Les flashs TTL (Through The Lens : à travers l’objectif) peuvent fonctionner de manière totalement automatique en analysant la lumière directement depuis la cellule de calcul d’exposition. L’appareil photo commande donc au flash d’utiliser la puissance et le zoom qui correspondent à l’exposition idéale selon la cellule de calcul d’exposition.

Ces flashs sont beaucoup plus chers que les flashs manuels, ils sont plutôt pratiques quand le sujet bouge souvent et si on n’a pas le temps de modifier les réglages, par exemple dans le cas de la photo de reportage.

Compatibilité

Il existe une norme fixant le système de fixation du flash sur le boitier (sabot de fixation), ce système universel porte le nom d’ISO et concerne 99% des appareils photos. Certaines marques, comme Sony, ne l’utilisent pas et il faudra donc un flash équipé spécifiquement d’un système de fixation spécifique.

Le flash manuel n’a besoin que d’un seul petit contacteur électronique, de quoi faire passer l’information du déclenchement du boitier vers le flash. La plupart des flashs manuels sont compatibles à la grande majorité des appareils photo.

Le flash automatique TTL est en revanche plus complexe et a besoin de communiquer avec l’appareil photo, il faudra donc vérifier scrupuleusement la compatibilité du flash avec la référence exacte de votre appareil photo.

Utilisation déportée du flash

Le principe consiste simplement à désolidariser le(s) flash(s) de l’appareil photo en le plaçant sur le(s) côté(s), derrière le sujet, etc. Cette technique se nomme "strobisme". Le plus simple dans ce cas est une liaison entre le(s) flash(s) et l’appareil via une connexion radio sans fil. Tous les flashs ne sont pas capables de gérer nativement cette liaison radio. Dans ce cas, il existe des petits émetteurs/récepteurs radios qui permettent de contrôler le (s) flash (s) sans fil.

En conclusion

Compte tenu de son encombrement, sa difficulté d’utilisation, un flash « cobra » s’il s’avère rapidement indispensable dans certaines conditions, il est plutôt destiné à des photographes maitrisant déjà toutes les subtilités de l’exposition.

Un bon moyen de « se faire la main » consiste à acheter un flash manuel correct et bon marché, à moins de 60 euros pour les premiers prix.